Quand on vit à l’étranger, la famille en profite forcément pour vous faire de petites cachotteries. Autrefois, c’était un vrai problème. Au XIXème siècle, l’explorateur qui rentrait au bercail se découvrait des petits enfants déjà grandets. En 1950, dans le film Brooklyn par exemple, vous avez vu qu’on apprenait encore les nouvelles importantes trop tard. Mais ça…c’était avant. Car heureusement, de nos jours, grâce à internet, l’information circule vite dans le village mondial. Et Houston, qui a reçu en 1969 les premiers mots prononcés depuis la lune, est restée relativement bien connectée. C’est comme ça, vive les réseaux sociaux, que j’ai découvert que notre fille de 25 ans, toute mignonne et (j’espère) bien éduquée, est une serial killer. J’avoue, ce fut un choc. Une effrayante angoisse. Nous la pensions tranquillement occupée par un job prenant en marketing qui lui laissait peu de temps pour les loisirs. Mais l’avantage d’être jeune, c’est qu’on a de l’énergie à dépenser, qu’on peut être aussi oiseau de nuit et loup d’emprunt les week-ends. Notre fille est écrivaine. Auteure du dernier thriller psychologique publié aux éditions Luciférines. On l’a appris sur le web. Quelle horreur! Que me conseillez vous? De liker les critiques (élogieuses) sur la toile ou de commander son livre sur Amazon? Diable, comment faisait-on sans internet…
