Vous détestez les fast food? Ça tombe bien, moi aussi ! C’est normal, en parents dévoués, on a beaucoup donné. Vous rappelez vous ces horribles dimanches pluvieux où les enfants, pires que des hamsters en folie, s’époumonaient sans fin dans les tuyaux multicolores du fameux clown pendant que vous épongiez le coca renversé sur la table? Et le mioche qui chignait parce qu’il n’avait pas récupéré la Happy babiole qu’il voulait? Et les frites insipides quasi moins biodégradables que le plastique? Et les nuggets de raclures de poulet? Et le hamburger spongieux qui allait en plus vous faire prendre 3 kilos? Bon, je n’insiste pas sur la laideur des locaux aux néons crus, à l’odeur vaguement javellisée dans un relent de friture… Le jour où nos mômes ont pris un peu d’autonomie, lâchement, on leur a filé de l’argent de poche pour qu’ils se débrouillent tous seuls et on a déserté les lieux. Yeees! À nous les restos en « ique » (gastronomiques diététiques et romantiques). Pourtant, aujourd’hui, je vais vous révéler un secret bien gardé. Dans l’océan immonde du fast food, il existe un trésor caché. Imaginez une grande terrasse en bois, abritée sous des chênes centenaires, les plus vieux du comté, qui ont vu débarquer les premiers colons… Leur ombre fraîche, percée de rais de douce lumière vous accueille en ses bras. Les sympathiques tables et chaises en fer forgé invitent à la détente. La vue du hamburger, joliment niché dans son petit panier, vous met déjà l’eau à la bouche… La viande est 100% Angus, les frites maison et les oiseaux chantent dans les arbres… Nous sommes au paradis. C’est chez Becks. .





