Les courses à Central Market

Les courses alimentaires peuvent être une corvée, parfois un cauchemar. Si vous avez testé un supermarché français un samedi de paye, avec ses rayons vidés, ses allées bondées et ses files aux caisses, vous voyez de quoi je parle. Mais ça, c’était avant. Vous ne connaissiez pas encore Central Market. Qu’est ce que c’est? Le paradis. Entrez au « Pays des Merveilles » épicières, celui qui élève le marathon des courses alimentaire au rang d’un parcours initiatique proche du nirvâna. Et je parle d’un « parcours » à juste escient: une célèbre chaîne de meubles suédois n’a pas l’exclusivité du concept. Ici aussi, un savant labyrinthe vous guide, afin que votre caddie déborde quand vous arrivez aux caisses. Et c’est facile, tout vous fait envie, tout est prévu pour vous attirer, pauvre Alice éblouie, vers les rayons débordants de victuailles si bien présentées. Dès l’entrée, les légumes les plus divers et jus frais pressés vous accueillent, artistiquement rangés en quinconce et par couleurs sur leurs lits de glace. Un peu plus loin, les fruits vous tendent les bras, ou plutôt les petits piques qui vous permettent de tester ceux disposés exprès pour vous dans des contenants isothermes. Inutile de décimer les raisins en grappillant ou de recracher discrètement le noyau de l’abricot piqué dans la cagette, on savait que vous auriez envie de goûter avant d’acheter. C’est prévu, c’est même encouragé, y compris pour les bambins à qui on propose des petits fruits « marrants » à emporter. Vous n’aimez pas éplucher? Vous ne voulez pas vous casser la tête? Vous trouverez ici des kilomètres linéaires de fruits et légumes frais prédécoupés en contenants de toute taille, en mélange ou pas. Vous arrivez au rayon boucherie, oh là là, dur de choisir tellement tout est beau. Les « tenderloins » de la semaine dernière vous ont laissé un souvenir ébloui. La viande fondait littéralement dans la bouche. Mais vous avez tout de même retenu une chose: Si vous êtes normalement constitué, vu l’épaisseur, 1 tournedos d’ici suffit amplement pour 2 personnes. (Pourtant le boucher a l’air surpris que vous commandiez si peu, le client à côté repart lui avec des « spare ribs »pour le barbecue d’un régiment français ou d’un couple américain). Et si on prenait aussi du poisson? Du « seabass »? (selon les traductions bar, loup, mérou du Chili voire daurade donc on ne sait pas ce que l’on mange mais c’est absolument délicieux). Ou des crustacés…que décider? Il y a 10 sortes de crevettes…Ah, n’hésitons pas à en essayer plusieurs, l’employé les emballe avec un sachet de glace pour le transport. Je vous sens jaloux…je vais peut être abréger mon récit, faute de pouvoir écourter mon périple gastronomique. D’ailleurs, après avoir testé les (35 sortes de) pains de tous les pays du monde et meilleure boulangerie de Houston, les fromages itou, les sauces (ah il faudra que je vous en parle plus longuement au autre fois) les muffins et autres douceurs …je suis absolument gavée et décidée à sauter le repas de midi… Pourtant, nous arrivons à peine au rayon traiteur. Là, on peut composer soi même son assiette en piochant parmi la cinquantaine de sortes de salades, légumes cuisinés, tapas, antipastis…si on ne préfère pas une bonne soupe fraîchement préparée…C’est irrésistible! Des invités surprises et pas le temps de préparer? Aucun souci une quarantaine de plats de tous genres et de toutes origines, des crêpes mexicaines fourrées jusqu’aux sushis frais vous attendent… Mais ouf, on arrive aux caisses… Il était temps, je sens que vous alliez commencer à me détester! NB: Pour vous consoler (ou si vous n’êtes pas complètement naïf) vous remarquerez que je n’ai pas parlé du prix du caddie à la sortie!

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Howdy une globe trotteuse au Texas Howdy une globe trotteuse au Texas Howdy une globe trotteuse au Texas

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